A propos des réflexothérapies

Fiche de présentation élaborée par les membres de la commission réflexothérapies

Elisabeth Breton, Philippe Malafosse et Yves Rouxeville, Fiche de présentation des approches en réflexologie/réflexothérapies, élaborées par les membres de la commission réflexothérapies, 2019.

" De façon schématique, si l’on considère le toucher, les réflexothérapies regroupent un ensemble de pratiques dont le principe est fondé sur la stimulation de zones réflexes principalement plantaires. Ces stimulations permettent de réguler à distance certains troubles fonctionnels du corps. Leurs propriétés antalgiques permettent également de soulager certaines douleurs en activant un réflexe depuis une zone du derme." Lire la suite

Évaluation des réflexothérapies

Thilly Nathalie, « Évaluation des réflexothérapies en 2018 », Hegel, 2018/1 (N° 1), p. 76a-77. DOI : 10.3917/heg.081.0076a. URL : https://www.cairn.info/revue-hegel-2018-1-page-76a.ht

Quel est l’état des connaissances actuelles, publiées dans la littérature internationale, concernant les effets de la réflexothérapie ?
Pour pouvoir répondre à cette question, il faut tout d’abord préciser la terminologie. Par « effets », nous entendons les effets chez l’être humain, que ceux-ci soient positifs ou négatifs. Définir précisément le terme « réflexothérapie » s’avère bien plus difficile. Selon le thésaurus MeSH (Medical Subject Headings), utilisé par la base de données MEDLINE, la réflexothérapie est « le traitement de certaines conditions morbides, en produisant une action réflexe, … », à ne pas confondre avec « réflexologie » qui est « une manipulation des tissus du corps …, préférentiellement réalisée avec les mains, en vue d’atteindre le système nerveux et musculaire et la circulation générale ». Toujours selon le thesaurus MeSH, le terme « réflexologie » est synonyme du terme « massage ». Or, en effectuant une recherche dans MEDLINE par le mot clé "reflexology", force est de constater qu’un grand nombre de références abordent l’utilisation de cette technique pour traiter tel ou tel symptôme ou tel ou tel état morbide (définition de réflexothérapie).
Lire la suite de l'article et des résumés des interventions qui ont eu lieu lors du congrès sur les réflexothérapies.

François Paille, Évaluation de la réflexothérapie sur l’anxiété et le stress. Synthèse. Février 2020.

Ce chapitre n’a pas la prétention d’être une analyse exhaustive des études publiés dans la littérature internationale, mais plutôt de donner des pistes de réflexion sur l’évaluation des méthodes de réflexothérapie dans l’anxiété et le stress dans différentes situations.

Il n’y a pas d’études sur la COVID-19. On dispose cependant d’un certain nombre d’études intéressantes dans d’autres situations.

Réflexothérapie et procédures cardio-vasculaires

Plusieurs études publiées récemment sont en faveur d’une efficacité des massages réflexothérapiques dans différentes situations cardio-vasculaires.

Ainsi, l’étude de Chandrababu (2020) a évalué l’efficacité d’un massage réflexothérapique plantaire, réalisé entre le 2ème et le 5ème jour post-opératoire, associé à une éducation thérapeutique chez 130 patients ayant bénéficié d’un pontage coronarien. Après randomisation en 2 groupes, un groupe a reçu l’intervention et une éducation thérapeutique, le groupe contrôle a reçu le traitement habituel.  Le niveau d’anxiété a été mesuré par le State Anxiety Inventory (SAI) avant l’opération, puis au 2ème et 5ème jour après l’opération.  Lire la synthèse.

 


Ouvrages de référence

Philippe Malafosse, Grand manuel de réflexothérapie. Fondements neuro-anatomique et applications thérapeutiques, DUNOD, 2020.

La réflexothérapie est une méthode thérapeutique d’activation
des zones du corps les plus riches en récepteurs cutanés. Son efficacité,
constatée, reposerait sur l’arc réflexe musculo-cutanéo-viscéral. La
stimulation d’un point réflexe crée une information neurologique qui induit des réactions de réharmonisation sur les organes, rétablissant ainsi leur bon fonctionnement.

Cet ouvrage explique et dresse, à partir de l’embryologie et de
l’anatomie, les cartographies des correspondances entre la peau et
les organes cibles. Ne se limitant pas aux seuls pied, main, visage
et oreille, il en propose une réflexologie de tout le corps en étudiant
dans le détail les zones thoraco-abdominales, rachidiennes,  cervico-céphaliques et la totalité des membres. Le pied fait évidemment
l’objet de nombreux chapitres où l’intérêt des arches plantaires,
de la plante du pied, des orteils et de la face dorsale est expliqué.

L’auteur décrit enfin les différentes applications thérapeutiques,
de la digito-pression aux technologies par laser, photothérapie et
champ magnétique. L’ampleur du champ traité, l’approche clinique et scientifique proposée et la très riche expérience médicale partagée par l’auteur font de ce grand manuel un ouvrage de référence sans équivalent.

Pour commander l'ouvrage, aller sur le site de l'éditeur.

Dominique Bonneau, Thérapeutique manuelle, Dunod, 2017.

Cet ouvrage de synthèse propose au lecteur la découverte et l’apprentissage des thérapies manuelles sous la conduite de l’œil et de la main d’un médecin de terrain.
Tout débute par la compréhension du fonctionnement de l’être humain – appréhendé avec finesse et précision par la biomécanique. Les techniques universellement pratiquées sont ensuite analysées et répertoriées selon qu’elles sollicitent le muscle, l’articulation ou la peau.
L’objectif final est l’utilisation de ces techniques dans le soulagement des troubles musculosquelettiques et des désordres neurovégétatifs qui perturbent notre quotidien. Un algorithme original est proposé pour en préciser l’origine rachidienne, articulaire ou viscérale.

« Ce livre doit être maintenant considéré comme l’ouvrage de référence sur ces questions souvent décriées. » Pr Jean Dubousset

« Tous ceux, médecins et non-médecins, qui veulent pratiquer les thérapies manuelles, pourront se référer à ce livre. » Pr Pierre Rabischong

Pour commander l'ouvrage, aller sur le site de l'éditeur.


Axèle Viorney, Yves Rouxeville, Elisabeth Breton, Présentation de l'acupression Auriculaire ou de la Réflexologie auriculaire, par les membres de la commissions réflexothérapies.

Le concept d’acupression auriculaire (AA) fait partie des Interventions non médicamenteuses INM). Cette approche thérapeutique se situe à la convergence des deux pratiques médicales complémentaires que sont les Réflexothérapies et l’Auriculothérapie.

Selon le Pr. Jean Bossy (1929-2009), les Réflexothérapies sont des soins réalisés depuis la peau, souvent à distance du trouble présenté. L’explication unanimement admise est la médiation du système nerveux. Le Dr Paul Nogier (1908-1996) a découvert l’Auriculothérapie en 1951. Il a indiqué les soins possibles par « massages » ; le Dr René Bourdiol a poursuivi ce développement théorique en 1980.

En 2013, un audit, le rapport de l’INSERM « Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’auriculothérapie » lance en page 44 la terminologie « Acupression, avec stimulation par pression ± auto-massages ». Ce rapport est consultable depuis http://www.inserm.fr/thematiques/sante-publique/rapports-publie. 

En 2019, une synthèse pour le GETCOP par les Dr Claire-Marie Rangon, Yves Rouxeville & Raphaël Nogier mentionne l’acupression auriculaire : « L’Auriculothérapie, une réflexothérapie très élaborée ». La Fiche Auriculothérapie (actualisée en janvier 2020) précise les règles de pratique de cette technique, en la proposant à deux groupes de praticiens :

  • Auriculothérapie : Les soins par aiguilles sont réservés au corps médical et aux Infirmiers D.E. Le Laser de biostimulation est réservé au corps médical et aux auxiliaires médicaux D.E.
  • Réflexologie auriculaire : La physiothérapie auriculaire (électricité transdermique, Infrarouge, aimants, projections chromatiques) et l'acupression auriculaire (pressions codifiées ou orientées) peuvent être pratiquées par tous les praticiens de santé et les réflexologues.Une pratique codifiée.

En 2016, dans le livre médical « Les clés de l’auriculothérapie, clinique et pratique », le Dr Yves Rouxeville décrit l’acupression auriculaire (p. 147-151). Auriculothérapeute depuis 1972, il a codifié en 2020 la technique de l’acupression auriculaire, et son enseignement selon trois niveaux d’apprentissage :

  • Formation de base : 6 journées de 7 heures, soit 42 heures de formation terminées par un contrôle de connaissances écrit et anonyme et complétées par une étude pratique de cas. Une attestation de formation permettant d’exercer la pratique de l’acupression auriculaire.
  • Perfectionnement : 6 journées de 7 heures, soit 42 heures de formation terminées par un contrôle de connaissances écrit et anonyme et complétées par une étude pratique de cas.
  • Développement et recherches : réservés aux praticiens de base et perfectionnés. La première promotion de Réflexologues RNCP (Centre de formation E. Breton) a pour nom Pr. Jean Bossy. L’acupression auriculaire ne doit pas être confondue avec la réflexologie auriculaire, d’origine orientale, dont l’effet symptomatique souffre d’un manque de publications de qualité.

Références

Marie-Claire Rangon, Yves Rouxeville et Raphaël Nogier, L’Auriculothérapie, une réflexothérapie très élaborée, Revue ICAMAR, n°22, mai 2019.   Lire l'article.

Marie-Claire Rangon, Yves Rouxeville et Raphaël Nogier, Fiche synthétique sur l'auriculothérapie / la réflexologie auriculaire : qui peut pratiquer, les formations, les domaines de compétences, les pré-requis, la réglementation, le cadre d'activité, etc. Voir la fiche.


Rapport INSERM - Evaluation de l’efficacité de la pratique de l’auriculothérapie