L’évaluation de l’efficacité de certaines thérapies complémentaires a  fait l’objet d’une revue systématique de la littérature, commanditée par la Direction Générale de la Santé et menée par une équipe dédiée de l’INSERM (U1178 « Santé mentale et santé publique »).

Une dizaine de thérapies sont concernées à ce jour : trois approches de psychothérapie : la psychanalyse, la thérapie cognitivo-comportementale, et la thérapie familiale et de couple (2004), la mésothérapie à visée esthétique et à visée thérapeutique (2010), la chiropratique (2011), l’ostéopathie (2012), l’auriculothérapie (2013), l’acupuncture (2014), la pratique du jeûne  à visée préventive ou thérapeutique (2014), l'hypnose (2015), les kinésiologies énergétiques (2017) et l’étiopathie (2018). L’ensemble des rapports sont disponibles en ligne sur le site de l’INSERM :

La plupart de ces revues aboutissent à une conclusion mitigée sur l’efficacité ou le rapport bénéfices / risques des thérapies complémentaires évaluée. Même si certaines études montrent parfois l’intérêt de telle ou telle pratique dans une indication ou pour traiter un symptôme donné, leur nombre et le niveau de preuve fourni reste généralement faible. Ces revues mettent également en lumière les limites du recours au gold standard de l’évaluation en santé (essai contrôlé randomisé) dans le cadre des thérapies non médicamenteuses.

Pour ces raisons, l’évaluation demeure un enjeu, méthodologique d’une part et stratégique d’autre part en vue de leur développement éventuel et leur intégration  dans les pratiques officielles de soins. La tâche est d’ampleur, et le GETCOP tente d’y contribuer par différents moyens. Les journées thématiques sur les réflexothérapies ont été l’occasion de faire le point sur ces pratiques.