Compte tenu :

 

  • de la Stratégie Nationale de Santé 2018-2022 demandant à évaluer les interventions non médicamenteuses (INM),
  • de la stratégie de l’OMS 2014-2023 pour la médecine traditionnelle et les médecines complémentaires impliquant la France,
  • des rapports de l’équipe INSERM du Professeur Bruno Falissard depuis 2011 pointant le manque d’études de qualité dans le secteur,
  • des carences de la base de données américaine Pubmed sur les études évaluant les INM,
  • des résultats de l’enquête des Plateforme CEPS – CUMIC - GETCOP en 2019 montrant l’hétérogénéité des actions préventives et thérapeutiques ne relevant pas des domaines des médicaments, des dispositifs médicaux et des chirurgies,
  • des informations imprécises sur les INM, sur leurs professionnels et sur les structures de médecine intégrative,
  • de l’inégalité d’accès aux INM et à leurs professionnels,
  • des risques individuels de non observance aux traitements biomédicaux autorisés et des risques d’interaction de ces derniers avec des INM,
  • de l’impact environnemental des produits biotechnologiques de santé sur l’ensemble de leur cycle de vie,
  • des recommandations de la HAS sur la décision partagée et la prise en compte de l’expérience des patients dans l’évaluation de la
    pertinence des soins,
  • de l’absence nationale, européenne ou internationale d’un paradigme consensuel d’évaluation des INM,
  • des demandes des professionnels de santé et des patients d’une information claire et transparente sur les pratiques et sur les praticiens spécialisés dans la médecine intégrative et/ou les INM,
  • de l’absence d’un institut national et/ou européen spécialisé dans les INM comme par exemple aux USA avec le NCCIH depuis 1998,
  • de la volonté des professionnels des INM et de la médecine intégrative d’inscrire leur pratique dans une approche scientifique rigoureuse,
  • des besoins de formation de tous les professionnels de santé sur les INM,
  • de la mutation du système de santé vers plus de prévention et plus de responsabilisation des usagers face aux maladies chroniques et au vieillissement en bonne santé,
  • de la liberté de choix de soin en France comme en Europe,
  • de l’enquête 2018 sur le mal-être au travail des professionnels de santé français,
  • du contexte de maîtrise des dépenses de santé,
  • du mouvement FakeMedecine pouvant faire l’amalgame entre les pratiques de soins et de prévention efficaces/pertinentes et les pratiques dangereuses/sectaires,
  • des conclusions du programme européen de recherche CAMBrella en 2012 indiquant l’absence de réglementation en France sur les thérapies complémentaires.

 

Nous interpellons les autorités publiques françaises et Européennes à penser la place des thérapies complémentaires et/ou les interventions non médicamenteuses au sein de notre système de santé, à organiser leur évaluation, leur développement et leur régulation.

Signataires :

  • Le Groupe d'Evaluation des Thérapies Complémentaires Personnalisées
  • la Plateforme CEPS
  • le Collège Universitaire des Thérapies Complémentaires et de la Médecine Intégrative,
  • le Comité pour le Développement Durable en Santé,
  • l'Observatoire des Médecines Non-Conventionnelles
  • le Centre de Recherche en Épidémiologie et Santé des Populations INSERM U1018